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 La peur de l'inconnu

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Icare Idalson
Général ennemi...


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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Mer 21 Juin - 9:00

Il avait beau avoir 13 ans, le petit Léo, il ne pouvait pas être comparé au 18 années que le Général avait vécu sur Terre, et presque les milles ans passés sur Fukeru et ses alentours. Non, il n'était en rien comparable avec cet être aussi horrible...
Icare s'était lentement approché de l'enfant. Bien courageux, ce si fragile être humain... Courage inutile cependant. Trop peu de gens conservaient longtemps leur courage. Tous sombraient lentement dans la crainte et la tourmente... ce qui laissait un goût fade au Général. Et c'était souvent a ce moment là, que ces êtres mourraient. Il fallait dire que leurs traitements n'avaient plus grand chose d'humain dans leur fin de vie...

Icare sentit les doigts de son petit prisonnier se poser contre lui, et le pousser sur le côté. Le général regarda l'enfant fuir dans l'autre sens. Pensait-il que cela serait si simple ? que le Général ne reviendrait pas a la charge maintenant...
Le Voleur ne bougea pas, du moins pas immediatement. Il laissait le temps a l'enfant de comprendre que l'enfer était devant lui, et qu'il pourrait le toucher d'ici quelques jours, voire quelques heures. Mais la première solution plaisait d'avantage et correspondait mieux au Général. ce n'était pas un de ses êtres qui faisait souffrir peu de temps ses victimes. Oh que non... Il prenait son temps... Les faisant tomber, puis leur donnant de faux espoirs avant de piétiner d'avantage ses prisonniers. Mais c'était presque un sort enviable... Il était vrai que certains de ses hommes étaient bien pire que lui. Mais la descente aux enfers était plus courte, et donc moins marrante pour le jeune humain.

Pouquoi vous m'avez emmené ? Qu'est-ce qui va m'arriver ?
Icare regarda l'enfant. Il voulait savoir. Soit, il le saurait. mais peut-etre que l'ignorance aurait été meilleur soutien. Quoiqu'une réponse vague laisserait quand même place a l'imagination de ce petit aveugle. Réfléchissant a la réponse adéquate, le Général se rapprocha a nouveau de l'humain.

"Pourquoi t'avoir mené ici ? Pour qu'on ignore qui je suis... devenu."

Le dernier mot avait été un si faible mot, Léo étant proche, il l'avait pu entendre, mais les autres... Les autres ne pouvaient pas avoir entendus. C'était bien ce que voulait le général. maintenant, tout dépendrait de ce gamin. Soit il était un minimum intelligent, tout au moins a l'esprit du Général, et ne posait aucune question sur ça, soit... soit il en pôsait, et écourtait rapidement sa vie. Mais bien sur, le jeune aveugle ne pouvait pas savoir...

"Ton avenir... Je ne pense pas qu'un aveugle puisse m'être utile à autre chose qu'a me servir de passe-temps."

Il ignorait encore s'il acheverait le gamin. Dans le cas contraire, il ne le laisserait pas dans une cellule... peut-etre l'enrolerait-il dans son armée... Mais e ne serait que peu probable, son handicap ne serait que peu négligeables... A moins qu'il le laisse rentrer chez lui... Mais l'idée ne le tentait pas spécialement. Il verrait au moment voulu.
Icare s'approcha a nouveau du petit humain. S'emparant de ses deux poignets, le jeune général se pencha sur l'une des oreilles du petit aveugle.

"Tu préfères commencer par quoi ?"

Juste pour faire encore plus s'inquiéter l'enfant -car c'était pas du tout le genre de passe-temps qu'il faisait avec ses prisonniers-, Icare embrassa le gamin sans autre procès. il ne dura pas longtemps, mais juste suffisament pour qu'Icare puisse faire peur à ce petit enfant tombé dans des mains horribles...
Icare se repencha sur l'oreille du gamin, murmurant d'un doux souffle :

"Ca ou ça ?"

Lors du deuxième ça, le jeune homme avait attrappé les deux poignets d'une même main, glissant l'autre autour d'un doigt de l'enfant. La poigne de l'adulte se serra sur le fin doigt. Il aurait pu le casser, mais ce n'était pas l'envie qui le prenait. Casser son jouet maintenant ne serait que très peu amusant. Le doigt de l'enfant serait intact quand le jeune homme le relacherait, malgré une douleur du au manque de sang dans ce petit bout du corps de l'enfant.
Icare s'était emparer des doigts, car c'étaient aussi vitale pour l'enfant que son chien. Si le deuxième servait d'yeux de remplacement, ses mains l'aidaient également a se déplacer. Et sans les deux...

"Alors mon Petit, j'attend ton choix !"

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Léo Dukas
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Mer 21 Juin - 14:03

Fuir, c'était l'unique solution face à un tel monstre. L'homme est capable des pires atrocités, Léo le réalisait et en aurait la preuve, s'il s'en sortait vivant. Fuir soit, mais où? Il était coincé dans une cellule avec le mal en personne. Il se rapprocha encore du garçon, le mal, et Léo se sentait étouffé. Son coeur allait exploser si sa continuait comme ça.
"Pourquoi t'avoir mené ici ? Pour qu'on ignore qui je suis... devenu."

Qui il était devenu? Qu'est-ce que sa voulait dire ça? Et puis de quoi il avait peur, le méchant général? Léo ne voyait rien, il ne pouvait savoir. Bon, lui-même ne croyait pas ce qu'il pensait. Mais tout de même, il tenta sa chance.

"Mais j'en sais rien! Comment voudriez-vous que je saches qui vous êtes? Je vois rien!" hurla t-il, paniqué.

Léo tremblait, appuyé contre le mur froid de la cellule, il avait l'impression qu'il allait s'écrouler. Se serait plus doux ainsi. Mais il faut croire que ses nerfs étaient encore assez forts pour tenir.

"Ton avenir... Je ne pense pas qu'un aveugle puisse m'être utile à autre chose qu'a me servir de passe-temps."

Alors cet homme s'amusait, tout simplement? Léo était dégoûté. Comme pouvait-il s'amuser à faire souffrir quelqu'un? Il n'était qu'un espèce de jouet pour lui? C'était affreux.

Léo tenta de se défaire de la prise d'Icare, mais en vain. Sa force n'était pas grand chose à côté de celle de l'homme qui le tenait prisonnier. Les mots que le général lui chuchota à l'oreille le paralysèrent et le geste qui suivit encore plus. Dégoût et peur se mêlaient en Léo. Qu'est-ce qu'il allait lui faire, ce détraqué?

"Ca ou ça ?"

Non! Pas ça! Léo l'aurait hurlé, mais le reste de raison qu'il lui restait l'en empêcha. Ses doigts, ses guides, les petites clés de son bonheur, sa musique, ses yeux... Premier réflexe qu'il eut en sentant son doigt étouffé sous la poigne de l'homme, se fut de tirer, mais cela ne faisait qu'empirer les choses.
"Alors mon Petit, j'attend ton choix !"

"Quoi que je choisisse, vous ferez bien ce que vous voudrez..." souffla t-il.

Tout ce qu'il avait en tête, c'était de libérer son doigt. Il avait peur de la souffrance, peur d'avoir mal.

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Icare Idalson
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Mer 21 Juin - 15:45

Icare ne pouvait que savourer la panique qu'il inspirait a l'enfant. Le contraire aurait été un peu étonnant. Il avait franchement de quoi faire peur. Mais c'était si amusant de voir la terreur de l'enfant. Certes c'était un enfant, et alors ? Il avait pas le droit de jouer avec un étranger venu sur ses terres ? Et puis il aurait un traitement privilégié, même s'il ne s'en rendrait pas compte.

Mais j'en sais rien ! Comment voudriez-vous que je saches qui vous êtes? Je vois rien !
Icare soupira. Stupide ce gamin. Même pas fichu d'aligner deux neurones l'un après l'autre et de les faire connecter ensemble. L'humain soupira et prit d'une grande flemmardise le jeune homme ne prit même pas la peine d'expliquer le message subliminal qu'il lui avait envoyé. Tant pis pour lui.

Icare souriait, en voyant les vains efforts de l'enfant. Il était paniqué, et voulait fuir. Rien que par ses gestes, le Général l'avait compris. Il se contrôlait a peine, totalement paniqué, mais ses nerfs tenaient encore un peu le coup. Peut-être pas longtemps. Le général entama la dernière phase de son amusement pour la nuit. Après tout, il n'allait pas le détruire totalement en une nuit. Cela aurait perdu tout son intérêt. Léo avait tenté de retiré son doigt, et cela fit sourire le Général. Il garda le silence tant que le jeune homme n'avait pas donné sa réponse. Il savait bien qu'il y aurait pu de chance qu'il fasse la première solution. Mais la deuxième n'irait pas maintenant. Ce serait pour plus tard. Il ignorait s'il le ferait, après tout, il n'aimait pas tant que ça la torture physique.

Quoi que je choisisse, vous ferez bien ce que vous voudrez...
"En effet, je ferrais ce que je veux de toi."

Le général relâcha la pression qu'il avait exercé sur le doigt de l'enfant. Toujours aussi proche de son prisonnier, il le regarda avec un léger sourire sadique sur les lèvres. D'une douceur incomparable, il relâcha son étreinte sur l'enfant. D'un doux murmure, le général dit quelques mots a l'oreille de son prisonnier.

"J'espère que tu aimeras ta nouvelle chambre."

Du bout d'un doigt, le jeune général caressa la joue de l'enfant. Icare finit par s'écarter du gamin. Le jeune homme s'apprêtait a sortir, quand il ré-eleva la voix. jetant un regard sur le gamin, il espérait bien que ses quelques mots attirerait sa peine et ses angoisses...

"Ne compte jamais revoir ton chien... vivant."

Le Général ne bougea pas, attendant sa réaction avec un plaisir malsain. Il aurait peut-être même apprécié subir les foudres du petit aveugle. cela l'aurait un peu détendu. tiens, il faudrait qu'il aille se détendre dans la salle d'armes une fois qu'il aurait laisser le petit aveugle dans sa pièce.

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Léo Dukas
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Jeu 22 Juin - 13:37

"En effet, je ferrais ce que je veux de toi."
Quoi? Qu'est-ce qu'il ferait de lui? Il allait le torturer jusqu'à la mort? Le laisser pourrir dans une cellule? Léo ne comprenait pas. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Y avait-il vraiment des gens entièrement méchants? Le bien et le mal, c'était comme ça? Aussi radical qu'il soit? Léo en avait bien peur, maintenant qu'il avait la net impression de s'être perdu dans le territoire du mal, en enfer.

Léo tourna vivement la tête sur le côté, plaquant un côté de son visage contre le mur de pierre. Il détestait la façon que le général empruntait pour lui parler. Lorsqu'il lui chuchotait à l'oreille, Léo n'avait qu'une envie : vomir, et il devait se mordre les joues de l'intérieur pour ne pas bouger ou pour ne rien dire. Parce qu'il avait peur de lui.
Enfin! Il avait libérer son doigt. Le garçon sentit un noeud se défaire dans son estomac. Un de moins...

"J'espère que tu aimeras ta nouvelle chambre."

Léo évitait toujours de tourner son visage vers lui. Sa nouvelle chambre... Alors il allait rester ici pour longtemps... Il avait déjà dut laissé tout un monde derrière lui, fallait-il que l'histoire se répète? Fallait-il vraiment? La vie était-elle aussi pénible à tous? C'était pas juste. Pourquoi lui, pourquoi lui deux fois?.

*J'en mourrai...*

La peur l'avait habité et maintenant, Léo sentait le désespoir le gagner. Son professeur de piano lui avait toujours dit qu'il ne fallait jamais perdre espoir. Une fois l'espoir perdue, c'est que la fin y était déjà.

Cette caresse sur sa joue, elle le salissait. Léo afficha une expression de dégoût.
Il sortait, le général. Le petit prisonnier avait une incroyable envie de se laisser tomber sur le sol et de dormir. Dormir pour que les heures passent plus vite. S'écrouler et se recroqueviller pour pouvoir s'isoler dans son petit monde. La noirceur le gardait déjà captif, en quelques sortes. Il était déjà dans un monde apart, mais il voulait aller plus loin encore, afin se libérer de la peur et du désespoir. Seulement, les derniers mots du général l'achevèrent.

"Ne compte jamais revoir ton chien... vivant."

Il sembla à Léo que son coeur venait de s'arrêter. Que le temps s'était arrêter. Il resta contre le mur l'espace d'une demie seconde peut-être, le temps de bien repérer le général en se remémorant ses déplacements, le bruit de ses pas, l'écho.
Là, près de la porte. Léo s'y dirigea, rouge de colère. Une colère, proche des larmes en fait.


"NON! PAS MON CHIEN!"

Léo s'était planté devant le général, proche.

"Torturez-moi tant que vous voudrez, mais NE PRENEZ PAS MON CHIEN! N'importe quoi, sauf lui."

Il lui en manquait peu pour exploser, pour frapper. Les poings serrés, il défiait le général, en quelques sortes.

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Icare Idalson
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Jeu 22 Juin - 14:30

Icare regardait avec attention le petit être qui semblait rentrer dans un état bien mauvais. Un peu plus, et il aurait eu des remords. Mais ce n'était que peu possible : le mot remord n'allait absolument pas avec le Général. Ce dernier avait esquissé un pale sourire en voyant le dégout de l'enfant. Ce n'était pas le dégoût de ce jeune homme qui l'interessait. Peut-etre d'avantage sa colère, ses pleurs... Le détruire... Détruire les espoirs et les esperances qu'un enfant pouvait avoir dans la vie. la pire chose qu'on pouvait faire. Détruire un être, en le laissant vivre.

Regardant avec interet le petit enfant, il attendait sa réaction suiute a sa remarque. Il constata a son plus grand plaisir, que cela entraina une explosion de colère. Avant meme qu'il ne lui parle, il sentait bien qu'il avait toucher l'un des points faibles de son adversaire. Il les avait que trop montrer, et trop dit. Ses points faibles étaient déja prévisibles : son chien, ses doigts, et quand il saurait ses passe temps préférés...
Icare sourit en voyant le petit aveugle devant lui. Il y tenait vraiment a sa bestiole. Interessant, et cela confirmait bien qu'il pouvait en venir a manipuler l'enfant pour cela. Pour que son chien vive.

Torturez-moi tant que vous voudrez, mais NE PRENEZ PAS MON CHIEN ! N'importe quoi, sauf lui.
Le sourire d'Icare grandit en entendant ses mots. Son chien était donc si important pour le petit aveugle. S'approchant du petit coléreux, Icare lui glissa quelques mots :

"Mais sa mort serait la plus douce de tes tortures..."

Il esperait mettre encore plus en colère le petit aveugle. Mais que pouvait-il contre le grand méchant monstre qu'était Icare ? Que bien peu de choses. C'était d'un amusant très constructif pour le français. S'il avait bien calculé, sa remarque ne rendrait que d'avantage l'enfant rageux, et vu la position, il aurait presque pu le toucher, si Icare se laissait faire, ce qui était peu probable, voir meme impossible. Quoique le combat a l'aveuglette n'était pas si simple...

Combat a l'aveuglette... Oui, quand il aurait perdu tout espoir, et ne gouterrait plus qu'a l'envie de ne plus souffrir, ce serait un point qu'il faudrait dévelloppé chez cet enfant. Il était franchement sans coeur ce vil être.

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Léo Dukas
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Jeu 22 Juin - 16:26

Léo se rappelait le bruit dans la forêt, ce bruit qu'il n'avait pu identififer. C'était Iris? Il se rappelait avoir chercher alors que son chien s'était enfui... C'était la première fois qu'il laissait Léo derrière. Sa lui avait fait mal. Le seul qui ne l'avait jamais abandonné, avait finalement succomber. Mais le petit bonhomme qu'il était pardonnait vite. Peut-être même tellement qu'on pouvait le croire niais, mais au fond, c'est qu'il avait l'impression que c'était son unique moyen pour s'assurer de la présence des gens qu'ils aimaient près de lui. Alors donc, Iris était pardonné d'avoir laissé Léo, et Léo voulait à tout prix le retrouver.
"Mais sa mort serait la plus douce de tes tortures..."

C'était affreux, mais tellement vrai. Le monstre, il n'avait pas... Tout se passa vite dans la tête de Léo. La méfiance d'Iris, le bruit dans la forêt et le silence qui s'en suivit lorsque le chien s'était enfuit, et puis ses mots dégueulasses que le général lui avait dit : Ne compte pas revoir ton chien... vivant. Pour Léo, c'était clair. Il l'avait fait, il l'avait tué.

Lorsqu'il bondit sur l'homme, les mains tendues vers sa gorge, Léo était fou de rage. Son visage exprimait un tel désespoir masqué par la haine. Il n'avait jamais autant ressenti la haine, et sa le brûlait. Il avait repéré la gorge du général en se fiant à sa respiration, quelques centimètres plus bas: son but, le faire taire, lui arracher ce qui lui servait de porte-voix.

Le petit aveugle parfois si calme et joyeux avait l'air d'un animal, le visage défait par le goût du sang, le goût de donner la souffrance, sa souffrance. Il sortirait d'ici et il retrouvait Iris et plus jamais, au grand jamais, il ne sortirait de Fukeru. Il resterait dans sa chambre et jouerait du piano à en mourir. Il noyerait dans la musique, loin d'ici. Loin du Mal, loin de la douleur et de la souffrance. Hélas la douleur le suiverait probablement jusqu'à la fin de ses jours si jamais il avait la chance de s'en sortir.
Se jetant sur Icare, Léo hurlait.


"TOUCHE PAS À MON CHIEN!"

Léo, 9 ans, un chapeau de fête sur la tête, assis sur le tapis au milieu du grand salon, un large sourire sur son visage d'enfant, il était heureux. Il attendait, son unique cadeau de l'année. C'est qu'il devait être gros pour qu'il n'en ait que un! Ouf! Le cadeau, il sentait fort. Il pleuvait dehors et la porte d'entrée venait de se refermer. L'odeur qui entra dans la maison était loin d'être celle des fleurs que le garçon appréciait tant. Et puis le cadeau arriva enfin. Il haletait et il puait. Léo tendait sa main vers l'avant, curieux. Une grosse tête poilue s'était glissée sous la petite main d'enfant du petit bonhomme. C'était pour cette grosse tête poilue qu'il luttait. C'était pour cet animal, aussi bête qu'il soit, que Léo risquait peut-être sa vie.

[j'te laisse décider si Léo arrive à l'étrangler un peu... Razz ]

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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Jeu 22 Juin - 16:48

Icare regarda le gamin. C'était pire que son point sensible, c'était la pire faiblesse du gamin. Une faiblesse qu'il exploiterait encore un peu, avant de trouver une autre faille dans les certitudes de l'enfant. Et il l'exploiterait un peu, avant de le faire paniquer a cause de son chien. Un cercle vicieux, que l'adulte utiliserait pendant quelques temps.
Heureusement qu'Icare ne lisait pas les pensées, sinon il aurait ri en apprennant que Léo pensait qu'il avait reduit Iris a un futur tas de cendres. Le chien était toujours vivant, mais c'était vrai qu'Icare ne savait pas dans quel état. Il songerait a se renseigner, quand il retournerait a son bureau.

Voyant le jeuneenfant essayer de lui sauter sans autre procès a la gorge, Icare s'exclaffa d'un rire moqueur, et évita avec une facilité déconcertante l'attaque, en se décalant de quelques pas sur le côté. Quand l'enfant fut la ou il aurait du toucher le Général, Icare leva l'un de ses pieds, et frappa avec une violence assez forte l'enfant. Le regardant blasé, il l'attrappa par la gorge, et lui marmonna des mots, d'une voix doucement moqueuse :

"Si tu veux ma mort, tu as des grands progrès a faire. Et si un jour t'y arrive, je ferais en sorte que ton dernier souvenir soit celle de la mort de ta bête. Me fait pas regretter de l'avoir laisser vivre ! "

Icare relacha le gamin. Le regardant de son regard rouge sang, il s'approcha, et s'empara de l'une de ses mains. Un très mauvais sourire sadique qui aurait pu inquiéter l'enfant, s'il l'avait vu, c'était posé sur les lèvres du monstre.

"Ton chien va vivre, et toi, tu vas souffrir, on marche ainsi, d'accord ?"

Il se doutait parfaitement que l'enfant ne dirait pas non. Juste pour que son chien vive. Rien que pour cela. Sa vie était presque aussi importante que la sienne. Amusant et sympathique, au moins, l'enfant n'aurait qu'a s'en prendre a lui s'il voulait se plaindre. A Icare aussi, mais c'était une autre histoire, que de pouvoir accuser le jeune homme.

[Prepare les larmes de Léo ! ]

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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Ven 23 Juin - 22:16

L'espace d'un instant, Léo avait perdu Icare et du coup, sa rage avait tombée. Il devait trouvé Icare, car celui-ci encore plus une menace, maintenant qu'il était complètement invisible pour Léo. Il s'arrêta, lorsque le général s'écarta, sentant le vide sous ses doigts. et sembla retrouvé son calme rapidement, concentré par la recherche de l'homme. Le jeune homme ne chercha pas longtemps, car celui-ci réapparut bien rapidement pour lui, d'une façon plutôt douloureuse d'ailleurs.

Léo reçu le coup de pied dans le ventre. La douleur l'obligea à se plier en deux et la force du coup le fit reculer jusqu'aux barreaux. Le jeune aveugle grimaçait de douleur. Ce devait être la première fois qu'on le frappait, qu'on le battait, et les conséquences seraient certainement lpus dommageables au niveau mental que physique.

Alors qu'il tenait ses bras sur son ventre, cherchant son souffle, Léo fut pris à la gorge. Aussitôt, il dut se redresser. Le visage du garçon exprimait la panique et ses mains cherchaient à le libérer de l'étreinte de Icare. Il se moquait encore de lui, le général.

"Si tu veux ma mort, tu as des grands progrès a faire. Et si un jour t'y arrive, je ferais en sorte que ton dernier souvenir soit celle de la mort de ta bête. Me fait pas regretter de l'avoir laisser vivre ! "

Iris était vivant! Léo cessa de lutter. Pris de surprise. Il était vivant, bon, c'est ce que le général disait et sa parole n'était peut-être pas des plus fiable. Pourtant, Léo penchait davantage pour la fiabilité des dires de l'homme. C'est qu'il voulait le croire! Mais, tout de même, depuis leur rencontre, il avait été... honnête. Il lui avait dit qu'il était son pire cauchemar, et la Léo, il le croyait mot pour mot.

Alors que Léo semblait avoir retrouvé son calme, Icare s'empara à nouveau d'une de ses mains. Non! Pas encore! Maintenant qu'il avait goûté à la douleur, il la redoutait davantage. Surtout venant de l'homme qui se tenait près de lui. Le garçon respirait bruyamment et rapidement, pris par la naissance de la panique.

"Ton chien va vivre, et toi, tu vas souffrir, on marche ainsi, d'accord ?"

Souffrir, ça ne veut pas dire mourir... Cette pensée ne rassura pas tant Léo, mais lui confirma plutôt la justesse de son choix. C'est pourquoi il hocha la tête en guise de réponse, puis baissa la tête en signe de soumission. Léo ne s'était jamais senti aussi aveugle. Aveuglé par la douleur, par la peur et par ses yeux mais ça, c'était la moindre des choses. Ce n'était pas un avantage en moins, pour lui. Peut-être est-ce que ca le deviendrait. Peut-être finirait-il par en vouloir à nouveau à ses yeux pour le priver de la vue. Il leur en avait voulu, jeune, mais plus maintenant, pour le moment en tous cas.

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Icare Idalson
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Sam 24 Juin - 10:51

Icare fut complètement décu par le manque de réaction de Léo : il ne s'était pas du tout remis en mode sale teigne qui voulait sa mort après son coup dans le ventre. Ca devenait affreusemet vexant. Aucune repartie... Il allait devoir y remedier.
Ce fut une agréable surprise, quand l'enfant chercha a se liberer de son etreinte qui aurait pu être bien pire. Il se servait des bras, mais pas des pieds... Encore une chose stupide. Il allait vraiment bien s'amuser avec ce petit bonhomme... Mais il ne fallait pas gacher tout le plaisir mainteant.

Ah ! Mince ! Damned ! Mais pourauoi avait-il laissé sous-entendre que la bestiole vivait ? Léo avait a nouveau aucun répondant. Ses mains avaient fini par arrêter de se battre. Il tenait franchement bien trop a sa bestiole. L'aimerait-il toujours ? Supporterait-il de devoir être avec cet animal qui l'abandonnait au moment cruxial ? Icare ferait en sorte qu'il n'éprouve plus que du dégoût pour son animal. De la haine pure, pour ceux qui auraient pu l'aider, mais qui ne l'avait pas fait. Ce ne serait que pure copie de ce qui lui était arrivé. Une haine pour ses anciens amis, et pas plus que du dédain pour ses nouveaux compagnons. Mais le principale était qu'il soit aux bottes du Général... Oh que oui... Tant que le général gardait un soupçon d'autorité sur le jeune homme, il 'aurait guère envie de fuir, d'autant plus qu'il ne savait pas ou était son chien. Il le croyait simplement. Lui, qui l'avait perdu davantage dans la forêt.

Icare relacha son emprise sur l'enfant, préferant poser son regard sur l'une des petites mains du pianiste. La prenant, il entendit l'enfant qui respirait bien plus fort. Aurait-il peur ? Oh que oui.. il semblait avoir si peur. Mais elle ne l'empecha pas d'accepter. Souffrir pour que son animal vive. Le sourire d'Icare s'aggrandit. D'un doux murmure, il lui parla :

"C'est un bon choix..."

Regardant la main de l'enfant, le jeune général pris un des cinq doigts au hasard. Le regardant avec un petit sourire bien sadique, il avait longuement hésité entre le casser purement, ou bien demettre l'une des articulations de ce doigt. Les deux ferait presque aussi mal, si ce n'était que pour l'articulation, il fallait la remettre en place après... C'était ce qui l'avait motivé a prendre cela.
Deux doigts encadrèrent l'articulation, et appuyant sur le doigt, un léger crac se fit entendre.

"La douleur va persister si tu laisses ton articulation dans cet état. Il faut la remettre en place."

Prenant l'autre main de l'enfant, il la placa sur l'articulation du doigt. Etrangement, tout au moins pour toute personne exception faite d'Icare, personne ne pouvait comprendre pourquoi une telle gentillesse s'était emparé de lui. Il était vrai, qu'avec une bien étrange gentillesse, ilvenait de guider la main de l'aveugle sur sa blessure, et lui fit comprendre ce qu'i devait faire. Ce serait a lui de choisir entre le faire lui même, ou que ce soit Icare, mais dans le dernier cas, il ne pourrait pas prévoir quand il le ferait, vu qu'il n'avait aucune envie de le prevenir si cela lui tombait dessus.

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Léo Dukas
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Dim 25 Juin - 20:30

"C'est un bon choix..."

Léo en doutait à présent. Maintenant que le général tenait sa main dans la sienne, il ne savait plus si sa en valait la peine. Iris était-il vraiment vivant? Le reverrait-il vivant? Et puis, dans quel état? Peut-être souffrait-il? Ou souffrirait-il, comme Léo…

Il détestait attendre la douleur. Le général semblait hésité. Qu’est-ce qu’il allait lui faire? Lui casser les doigts? Léo ne pourrait peut-être plus jamais jouer du piano. De toute façon, peut-être ne reverrait-il jamais son piano. Rien que d’y penser, il en avait les larmes aux yeux.

Plaqué contre les barreaux, le jeune aveugle redoutait la décision de Icare Idalson. Et puis… « crac ». Aussitôt, Léo grimaça de douleur et se sentit fondre. Ses jambes ne le tiendraient pas bien longtemps. Déjà, il n’était plus très solide.

"La douleur va persister si tu laisses ton articulation dans cet état. Il faut la remettre en place."

Il était fou ou quoi!?! Il n’arriverait jamais à le faire! Il ne savait même pas comment s’y prendre. On posa son autre main sur celle au doigt blessé. La gentillesse du geste, Léo ne la remarqua point, trop préoccupé par son doigt endolori.

Il devait le faire. Léo inspira un grand coup. Ce fut efficace, la pression tomba un peu. La douleur, non, mais la pression, légèrement. Suffisamment pour qu’il tâte le doigt blessé de sa main tremblante. On pouvait très bien sentir la déformation. Le visage du garçon était agité de tics nerveux. Les paupières qui clignent, le nez qui retrousse. Il n’était pas fou, du moins pas encore, mais chaque fois qu’il se concentrait ou qu’il était tout simplement sous pression, c’était pareil.

Léo tenait le doigt au niveau de l’articulation à replacée. Il hésitait, car il ne savait même pas quoi faire exactement. Ses deux mains tremblaient à présent.


*1…2…….3*

D’un geste vif, Léo déplaça l’articulation et étouffa un cri du coup. Il avait toujours aussi mal, et même plus. Il avait trop hésité et avait raté son coup. C’était pire qu’avant. Une larme s’échappa des yeux pâles du garçon.
D’une voix tremblotante, il demanda au général.


"J’y…J’y arrive pas."

Il tendit sa main au doigt blessé, tremblante, vers l’homme, espérant qu’il fasse cesser la douleur, d’une manière ou d’une autre.

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Icare Idalson
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Lun 26 Juin - 21:53

J’y…J’y arrive pas.
Icare regardait l'enfant, et plus précisément son doigt.

Avant meme qu'il lui ait fait quoi que ce soit, l'enfant était au bord des larmes, juste parce qu'Icare tenait sa main ? C'était donc si important pour le petit aveugle ? Icare ne put que sourire a cette constatation, et d'un geste sur de lui, démit l'artuculation de l'enfant.
Il n'avait pas pleuré. Dommage... Icare pensait qu'il aurait pleuré. Mais il résistait encore a la douleur, bien qu'il commençait a perdre lentement pied dans ce monde horrible. Pauvre petit ange aux ailes encore blanches, entourés d'anges déchus dont les ailes étaient devenues noires. Les ailes les plus sombres devaient-etre celle d'Icare. Qui d'autres auraient pu être aussi horrible avec un si jeune enfant déja handicapé par l'absence de ses yeux ?

Icare n'avait pas laché du regard l'enfant, qui tenait son doigt blessé. Il hésitait. En même temps, sans les yeux pour voir, c'était plus dur qu'autre chose que d'apprendre ce geste.Mais Icare lui apprendrait a le faire. Aussi bien sur ses propres doigts, que sur ceux d'un autre. Les ailes blanches de l'enfant allaient se teindre de la même couleur que celle des autres habitants de cette grotte. Malgré son peu de connaissance sur comment faire, le jeune enfant le fit... Icare ne put que sourire davantage en entendant le faible cri un peu retenu, et voyant une larme fugitive. Léo l'avait fait. Et puis, la petite main tremblante se dirigea vers lui, et ces quelques mots.
Icare prit la main de l'enfant. rapidement et doucement, l'adulte posa son doigt sur l'articulation, histoire de se faire une idée de son état. Léo n'était pas aller assez loin. Il lui manquait quelques milllimètres, et cela aurait été bon. D'un geste net et rapide, le jeune général remit l'articulation en place. Il regarda l'enfant.

Icare posa l'une de ses mains sur l'épaule de l'enfant. Il le guida jusqu'ace qui lui servirait de lit. Un vieux matelas assez miteux et mité. Enfin cela suffirait pour l'enfant. Le forçant a s'y allonger, Icare s'assit a ses côtés.Regardant le petit blond, le général caressa doucement l'une des joues de l'enfant. Il pouvait être si bizarre quand il s'y mettait. Mêlé sadisme pur et douceur gênante... Se penchant doucement sur l'oreille de l'enfant, il lui marmonna quelques mots :

"Si j'étais toi, je dormirais, sans faire attention aux bruits en dehors."

Les bruits en dehors ? Les autres torturesqui étaient bien pires que ce que l'enfant avait eu. Icare lui, en avait parfaitement bien conscience, mais le petit ignorait encore cela... Et il risquait de le comprendre durant le courant de la nuit...
Icare se redressa doucement. Jettant un coup d'oeil a son petit protégé, car malgré son traitement, il était un protégé d'Icare, le vieil humain s'approcha de la porte. Sortant une clé de sa poche, il ouvrit la cellule, et en sortit, eillant a bien la refermer derrière lui.

Regardant le gardien des geoles, il lui glissa a l'oreille qu'il faudrait apporter a manger au prisonnier, et que toute visite autre que pour ses repas et lui, étaient interdites. Cela aurait été fort dommage qu'on s'en prenne a lui... Déja que cela promettait en occupation... Le jeune homme se dirigea vers sa propre chambre.


[Vala, toi, tu restes avec Icare ^.^]

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Léo Dukas
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Ven 30 Juin - 17:37

Léo ne songeait plus à sortir d'ici, tout ce qui lui occupait l'esprit, c'était cette douleur à son doigt. Il avait tendu sa main vers Icare, tremblant, et avec raison. Allait-il lui arracher son doigt? Mais le garçon n'avait eut d'autre option. Ou plutôt, il n'avait songé à rien d'autre. Il aurait pu endurer la douleur et tenter de remettre son articulation en place lui-même à nouveau, mais il n'en avait plus le courage. Fatigué, épuisé, aveuglé par la douleur dans son jugement, il s'en remettait à cet homme étrange.

L'innocence de l'enfance était toujours en ce petit homme aveugle, surtout en ce moment présent. Lui qui pouvait paraître tant plus vieux que son âge quand il s'y mettait se sentait tout petit. La confiance l'abandonnait et le laissait avec sa peur.
Pris par surprise, Léo sursauta lorsque Icare lui remit l'articulation en place. La douleur fut vive et rapide, un éclair de mal. Son doigt était toujours endolori, mais déjà, il y avait un certain soulagement.
Le garçon baissa la tête et marmonna quelques mots, en tenant sa main dans l'autre, comme pour la protéger.


"Merci..."

Regretterait-il de l'avoir remercié? Voudrait-il toujours le remercier demain? Et les jours qui suivraient? Les jours qui suivraient... En auraient-ils vraiment plusieurs autres? Pas le temps de se creuser les méninges davantage, Léo fut guidé vers un matelas. Il se laissait faire à présent. Trop préoccupé par son doigt, il n'avait plus ni la force ni l'envie de lutter contre cet homme. Cet homme qui se faisait son guide. Il aurait put le laisser chercher son matelas seul, mais non, il l'avait prit par l'épaule et l'avait amené. C'était mêlant, ce changement de comportement, mais Léo ne le perçevait pas encore tout à fait. Son esprit était embrouillé, parfait pour le remodelage...

"Si j'étais toi, je dormirais, sans faire attention aux bruits en dehors."

Les paroles du général calmaient Léo, alors si fébrile et agité. Et pourtant, c'était ce même général qui lui avait défait l'articulation, mais Léo semblait oublier rapidement. Son cerveau ne prenait plus le temps de gérer l'information avec soin. Léo voyait le général comme un bourreau un instant, et puis comme son sauveur.

Lorsque Icare sortit, Léo l'aurait presque retenu pour qu'il reste. Seul sur son matelas, il s'était recroquevillé, gardant son doigt au chaud près de son corps. Il ferma les yeux, mais les rouvrit rapidement, alerté par un bruit venant de l'extérieur. Un cri rauque, affreux. Léo referma les yeux et se berça d'avant-arrière, mais un nouveau bruit, encore pire que le premier, l'éveilla à nouveau. Dernière tentative, il ferma les yeux, se berça, et fredonna une mélodie quelconque, la première qui lui vint en tête, du Chopin évidemment. Quand les cris se faisaient plus forts, il fredonnait plus fort. Le manège continua un long moment. Des heures semblaient avoir passées lorsque Léo s'endormit. Ses rêves furent agrémenter d'une musique de fond, plutôt sadique.

Il s'éveilla très tôt le matin suivant, mais resta en boule. Il n'avait pas oublié les bruits de l'autre nuit, et encore moins le général. Son doigt lui faisait encore mal. Léo se redressa et s'assit sur le matelas, les genoux repliés et entourés par ses bras. Son esprit était plus clair ce matin. Crirait-il comme ces gens qu'il avait entendu? Il devait se méfier du général. Il ne devait pas se laisser berner par ses mots doux. Mais y arriverait-il? Il ne fallait pas se laisser écraser par la peur ni par la douleur...

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Icare Idalson
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Jeu 13 Juil - 15:31

Icare avait abandonné ainsi l'enfant, seul, dans les ténèbres du lieu, et ses horreurs... Il n'avait pas écouter outre-mesure ce petit mot de remerciement... Combien de temps encore le remercierait-il ? OH... bien peu... bien peu...

La nuit s'était écoulée, la matinée aussi... Le petit Léo avait été nourri a peu près convenablement, comme si la nourriture du lieu pouvait être convenable. Comestible quand la faim venait gronder les estomacs, mais elle était bien loin d'être excellentes...

le temps s'était écoulée... Preque calmement, si ce n'était les éternel cris... Et d'autres avaient été rugit. Visiblement, la personne qui avait rugit avait été dans un état d'une colère extreme a faire frémir tout être vivant... Et certains auraient préférer frémir de peur que le sort peu enviable qu'ils vivaient. Icare, car c'état bien lui qui leur avaient hurler dessus, les traitant d'une manière bien peu ravi, leur avait fait comprendre les gros ennuis qu'ils venaient non seulement de s'attirer concernant leur propre survie, mais toute celle du restes du groupe. Et ces abrutis -selons les propres termes d'Icare- n'avait pas été fichu de mettre la main sur un homme blessé et une gamine. Cette évasion unique en son genre était la première, et Icare comptait bien que ce fut la seule.

Sa mauvaise humeur s'était légèrement calmée quand les fautifs lui avaient servi de jeu. Ils étaient, pour l'instant encore en vie, mais pour combien de temps. Ni eux-mêmes, ni Icare ne pouvaient prédire le temps qu'ils leur restaient a vivre. Si la colère d'Icare se calmait rapidement, ils survivraient... Sinon...
Laissant les fautifs dans un état tel que presque tout prisonnier pouvait envier son traitement, Icare passa devant les autres cellules. Son regard se posa sur celle qui contenait un petit garçon capturer la veille. Mettant sa mauvaise humeur de côté, Icare regarda le geolier, et recupera la clé de cette si petite et sombre pièce. Ouvrant doucement la porte, le jeune Général chercha du regard son petit prisonnier, et s'approcha de lui, après avoir pris soin de refermer la porte a clé.

"Bien dormi ? "

Il se doutait bizarrement que la réponse serait négative. Il était vrai que pour dormir, les geôles étaient bien loin d'être le meilleur des endroits. Avec le bruit des tortures avoisinantes... Icare esquissa un pâle sourire a ce si petit enfant qui n'allait plus grandir...

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Léo Dukas
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MessageSujet: Re: La peur de l'inconnu   Dim 30 Juil - 0:34

[enfiiiiin, quand l'inspiration va (mieux...) tout va! cheers ]

Avant la visite matinale du général de l'armé ennemie, Léo s'était mit à songer à Iris, son fidèle compagnon, son précieux ami, son chien. Le garçon devait à tout prix savoir s'il était en vie. C'était la chose à laquelle il s'accrochait vraiment pour ne pas perdre la tête, pour ne pas se laisser aller dans cet enfer et perdre espoir. Si Iris mourait, à quoi bon lutter pour vivre! à quoi bon retourner à Fukeru? Léo n'avait pas de réponse. Nadou? Deunan? Althéa? Peut-être...mais il ces êtres qu'il aimait ne semblait pas être suffisamment convaincant aux yeux du jeune aveugle. En fait, il ne songeait pas à ces gens en ce moment. Et puis, aurait-il le courage de recommencer à vivre sans Iris? En sortant d'ici, pourrait-il passer par-dessus la mort de son chien et vivre comme avant? Réapprendre à vivre. Voilà une tâche difficile.

Léo avait peur. Déjà, se débrouiller ici sans ses yeux à quatre pattes était difficile. Il dépensait beaucoup plus d'énergie simplement à chercher, à analyser, tout. De plus, Léo s'inquiète d'un rien, il anticipe lorsqu'il entend quelque chose ou lorsqu'il tâte, il s'imagine toujours le pire et puis sa le tue. Toute une vie comme ça, à vivre angoissé parce qu'on ne sait rien de ce qui nous attend, non, il n'y arriverait pas. Et puis, c'est toute une vie qui l'attendait! Aux dernières nouvelles, c'était fort probablement l'éternité... Mission impossible.
C'est pourquoi, lorsque Icare entra et s'approcha de lui, Léo demeura immobile, il restait de glace, plongé dans ses réflexions.


"Bien dormi?"

Le garçon ne répondit pas, mais demanda plutôt une question à son tour. En réalité, il n'avait pas entendu la question de l'homme.

"Prouvez-moi que Iris est en vie."

Sinon quoi? Léo espérait de tout coeur une autre réponse à sa question sinon, il se retrouverait devant une impasse. Qu'est-ce qu'il ferait? Une crise de colère? Il serait violent, lui? C'est vrai qu'il l'avait déjà été avec le général... Aurait-il le courage de retenter sa chance? L'homme était fort plus habile que lui, se serait idiot...


"Du calme, Léo. Vaut mieux faire usage des mots, tu ne sais pas où tu mets les pattes."

*Papa...*

Voilà un conseil précieux que le père de Léo lui avait confié. Léo se l'était souvent remémorer, particulièrement quand on l'agaçait à l'école, ou partout ailleurs. Aujourd'hui encore, les mots de son père étaient frais en sa mémoire. Léo décida alors que quoi qu'il en soit de la réponse de Icare Idalson, il demeurerait calme. Il ne s'abaisserait pas à la violence physique.

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La peur de l'inconnu

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